Le père noël : quelle est son histoire ?

 Le père noël : quelle est son histoire ?

A l’origine du Père Noël il y a Saint Nicolas, un évêque ayant vécu à la fin du 3e siècle en Turquie. Généreux et timide à la fois, il a décidé d’aider trois sœurs trop pauvres pour se constituer une dot. Une première nuit, il grimpe sur le toit de leur maison pour jeter par la cheminée une bourse d’or. Il fait de même une deuxième nuit, puis une troisième où cette fois la bourse tombe dans une chaussette qui était en train de sécher au-dessus du foyer. Saint Nicolas mourut un 6 décembre et ce fut longtemps à cette date que les enfants reçurent des cadeaux en Allemagne, aux Pays-Bas et dans l’est de la France. A cette époque, il est représenté de différentes façons et avec différentes couleurs.

Le 3 janvier 1863, Thomas Nast, un Américain né en Allemagne, publie dans le journal new-yorkais Harper’s Weekly, un personnage hybride du Saint Nicolas européen et d’un poème américain connu sous le nom de « The night before Christmas ». Il raconte la venue de Saint Nicolas, qui descend du ciel sur un traîneau tiré par huit rennes. « Il était revêtu de fourrure de la tête aux pieds, Et ses habits étaient recouverts de cendres et de suie », peut-on y lire. Le Père Noël n’est donc pas encore habillé en rouge. A cette époque, les Hollandais, nombreux aux Etats-Unis, appellent Saint Nicolas Sinterclaes. C’est ainsi qu’est né celui que les Américains appellent désormais Santa Claus et que l’on est passé d’un Saint Nicolas distribuant des cadeaux le 6 décembre au Père Noël passant dans la nuit du 24 au 25 décembre.

Après la Seconde Guerre mondiale, la popularité grandissante du Père Noël fait trop d’ombre à Jésus, dont on fêtait initialement la naissance le jour de Noël, selon l’Eglise catholique. La colère gronde en 1951, au point que le 19 juillet de cette année-là, le quotidien La Croix évoque « une campagne des mouvements catholiques contre le Père Noël ». En novembre, le cardinal Saliège condamne le Père Noël dans le journal L’Aurore. François Mauriac et Jean Cocteau polémiquent sur le sujet.

Le paroxysme de l’opposition au Père Noël est atteint à Dijon le 24 décembre 1951. Lassé de voir le Père Noël s’afficher dans tous les magasins, le curé Jacques Nourissat, aidé de paroissiens, accroche une effigie du Père Noël aux grilles de la cathédrale, avant d’y mettre le feu.

Par la suite, l’anthropologue Claude Lévi-Strauss prend la défense du gros barbu en lui accordant le statut de « divinité d’une classe d’âge », qui s’adresse aux enfants, quelles que soient leurs croyances.

L’adresse du Père Noël est elle aussi controversée. Les Américains considèrent qu’il habite au Pôle Nord mais pour les Finlandais c’est impossible : ses rennes ne pourraient y survivre. Ils ont donc fixé sa résidence en Laponie et y ont même construit une maison après la guerre, pour la visite de la première dame des Etats-Unis, Eleanor Rossevelt.

Pour les Danois, le Père Noël habite au contraire au Groenland. Enfin, les Russes sont convaincus qu’on le trouve en Sibérie.

Le Père Noël est aujourd’hui populaire dans le monde entier, y compris en Chine et au Japon, deux pays d’extrême-orient pourtant étrangers à la tradition de Noël.

Chacun lui donne donc son petit nom. Pour les Américains, comme expliqué plus haut, il s’appelle Santa Claus, nom dérivé du Sinterclaes hollandais, mais aussi Father Christmas. Appelez-le Jólasveinn ou Yule Lads en Islande, Noel baba en Turquie, Saint Basil en Grèce, Viejito Pascuero au Chili ou encore Papi Gel en Russie.

Et surtout, nhésitez pas à créer votre propre tradition. L’histoire du Père Noël continue de s’écrire. Source : BFM TV

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